Une pionnière de l'art québécois
Marcelle Ferron était une peintre et une artiste verrière canadienne qui s'est imposée comme une figure majeure de la scène de l'art contemporain au Québec. Associée aux Automatistes, elle fut l'une des seize signataires originales du manifeste Refus global. Son parcours artistique l'a menée de l'École des beaux-arts de Québec jusqu'à Paris, où elle a vécu et travaillé pendant treize ans. Durant ses années parisiennes, elle s'est consacrée au dessin et à la peinture, avant de découvrir l'art du vitrail, un médium par lequel elle allait acquérir sa renommée internationale.
Son évolution technique a été marquée par un tournant décisif lors de son retour au Québec en 1966, période durant laquelle elle a consacré les deux décennies suivantes exclusivement au vitrail. Son œuvre s'est affranchie des styles didactiques de l'époque, s'illustrant notamment à travers ses installations non figuratives au sein du réseau du métro de Montréal.
Reconnaissance et héritage
Ferron a reçu une importante reconnaissance internationale lorsqu'elle a représenté le Canada à la VIe Biennale de São Paulo, au Brésil, où elle a remporté une médaille d'argent. Ses contributions aux arts visuels ont été saluées par plusieurs distinctions prestigieuses, notamment :
Son héritage perdure aujourd'hui à travers diverses installations publiques à Montréal, Gatineau et Granby, ainsi qu'à travers la dénomination du Centre d'Accueil Marcelle-Ferron à Brossard.