Cameron Booth Saisissez un
ressenti, ne pas
une galerie.
Choisissez une ambiance et la pièce s'anime : la lumière se réchauffe ou se refroidit, l'atmosphère change de rythme, et seules les œuvres qui incarnent ce sentiment émergent de l'obscurité. Tout le reste s'efface dans l'ombre.
Cameron Booth
L'Architecture du Geste Contempler une toile de Cameron Booth, c'est être témoin du résidu physique du mouvement. Il ne se contentait pas d'appliquer la peinture ; il laissait une trace de sa présence à travers des coups de pinceau audacieux et gestuels, ainsi qu'un usage délibéré de couleurs brutes. Son œuvre s'anime d'une certaine urgence, particulièrement dans ses compositions abstraites tardives où les couches d'huile, de gouache e
t d'acrylique entrent en collision pour créer des espaces mouvants. Il ne s'agissait pas d'une quête du décoratif, mais d'une investigation sur la manière dont une marque peut communiquer une émotion sans s'appuyer sur la sécurité de la représentation littérale. Son évolution technique fut façonnée par un contact direct avec les figures de proue du modernisme. Lors de ses études en Europe, Booth a absorbé les principes de Hans Hofmann…