Style: Réalisme;
Lieu de naissance : Paris
Date de naissance: 1840
Date de décès: 1885
Biographie:
André Gill , pseudonyme de Louis-Alexandre Gosset de Guines, né à Paris le 17 octobre 1840 et mort à l'asile de Charenton à Saint-Maurice , le 1er mai 1885, est un caricaturiste, artiste peintre et chansonnier français.
Il est le fils naturel du comte de Guines et de Silvie-Adeline Gosset, couturière née le 7 juillet 1818 à Landouzy-la-Ville en Thiérache dans l'Aisne . Ses amis le surnommaient « le beau Geille » – c’est ainsi que lui-même prononçait son nom.
Sous le Second Empire, il publie ses premiers dessins en 1859 dans le Journal amusant puis le Hanneton. Ses dessins paraissent dans le journal La Rue de son ami Jules Vallès, ainsi que dans des journaux satiriques comme Le Charivari, La Lune et l’Esclave ivre (1881). L'Assommoir de Zola - éditions Marpon et Flammarion s.d.
Il ne s'engagea que du bout des lèvres dans la Commune de Paris en 1871, acceptant tout de même de participer à la Fédération des artistes de Courbet et la responsabilité d'administrateur du Musée du Luxembourg.
À l'occasion des élections législatives, en 1877 puis en 1885, il publie une feuille vendue 5 centimes et intitulée Le Bulletin de vote, présentant certains des candidats, avec un portrait dessiné par lui-mème gravé par Baret et un texte partisan rédigé par un journaliste . Soixante-douze n° paraissent en 1877 et d'autres en 1885 .
Il fait partie du cercle des poètes Zutiques en compagnie de son ami et disciple Émile Cohl. Après la chute de la Commune, il délaissa la caricature pour éviter les poursuites et s'enthousiasma pour l’Impressionnisme, sans toutefois rencontrer dans la peinture le même succès que dans le journalisme. Tandis qu'il traversait des difficultés financières, son fils Jacques mourut prématurément en 1881.
Gill est retrouvé le 16 octobre 1881 errant dans les rues de Bruxelles : manifestement désorienté, il semble avoir vagabondé à travers bois depuis des jours. Il est alors conduit par deux de ses amis dans une maison de santé à Evère, au nord de Bruxelles . Ses amis Vallès et Callet le ramènent à Paris avec les plus grandes difficultés et Émile Cohl organise une souscription lors de son internement à l'Asile de Charenton en 1883.
Alphonse Daudet rapporte dans la préface aux mémoires du caricaturiste son témoignage sur les derniers jours d'André Gill : « Un jour, en sortant, je heurte sur le palier quelqu'un sonnant à ma porte. Tiens!... Gill!... Gill, maigri, des cheveux blancs, mais toujours beau, toujours son cordial sourire de grand enfant sensuel et bon. « Je sors de Charenton... Je suis guéri... » Et l'on descendit au Luxembourg. (...) Trois jours après, on le ramassait sur une route de campagne, jeté en travers d'un tas de pierres, l'épouvante dans les yeux, la bouche ouverte, le front vide, fou, re-fou . »
Certaines de ses caricatures d'hommes de son temps sont restées célèbres : Léon Gambetta, Victor Hugo, Richard Wagner, Alexandre Dumas père, Georges Bizet, Charles Dickens, Jules Verne, Adolphe Thiers.
Également chansonnier à Montmartre, il fréquente le Cabaret des Assassins (qui devait son nom à un tableau relatif aux crimes de Troppmann), qui deviendra célèbre sous le nom Lapin Agile , dont il peint en 1875 en guise d'enseigne un lapin bondissant d'une casserole en cuivre . Par jeu de mots, le « lapin à Gill » devint le « Lapin Agile ». L'original de l'enseigne est conservé au musée de Montmartre .
Pour les dix ans de sa mort, un banquet est organisé à Montmartre et Auguste Roedel en fait l'affiche.
Sa sépulture se trouve au cimetière du Père-Lachaise sous un buste de Laure Coutan.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
Le Bœuf Gras dans L'Éclipse du 7 février 1869.
Léon Gambetta dans L'Éclipse du 17 avril 1870.
Charles Dickens traversant la Manche en emportant ses livres. dans L'Éclipse du 14 juin 1868.
Napoléon III en Rocambole. dans La Lune du 11 novembre 1867.
Madame Anastasie, figure satirique de la censure Le Canard enchaîné.
Émile Littré et Charles Darwin dans La Lune Rousse du 18 août 1878.
Buste d'André Gill, anonyme, rue André-Gill à Paris 18e.
André Gill caricaturé par son collègue Alfred Le Petit pour l'hebdomadaire Les Contemporains, n°41, 1881.
La Parodie (Journal d'André Gill) : Le Parnasse contemporain vu par Félix Regamey.
La Parodie : Michelet vu par André Gill
Reproduction de l'enseigne du Lapin Agile.
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