Date de naissance: 1821
Date de décès: 1896
Biographie:
Évariste-Vital Luminais, né à Nantes le 13 octobre 1821 et mort à Paris le 14 mai 1896, est un peintre français.
Fils de Clara et René Luminais, Évariste-Vital Luminais naît au sein d'une famille de parlementaires et d’hommes de loi. Son arrière-grand-père, Michel Luminais, est procureur de Vendée. Son grand-père Michel Pierre Luminais, est avocat et député de la Vendée de 1799 à 1803 . Son père, René Marie Luminais, est député de la Loire-Inférieure de 1831 à 1834 et d'Indre-et-Loire de 1848 à 1849 .
Sa famille l’envoie à Paris auprès du peintre et sculpteur Auguste-Hyacinthe Debay après avoir réalisé plusieurs études. L'œuvre s'inspire d'un récit apocryphe qui raconte le supplice infligé au VIIe siècle par le roi mérovingien Clovis II à deux de ses fils révoltés. Ce tableau, porteur d’un symbolisme étrange, a tour à tour fasciné et dérangé les spectateurs. Selon la légende, les fils rebelles furent punis à la suggestion de leur mère qui conseilla de leur faire couper les tendons des jambes puis de les remettre à la grâce de Dieu, les laissant dériver sur un radeau au fil de la Seine. Ils auraient été secourus par les moines de l'abbaye bénédictine de Jumièges et se seraient réconciliés plus tard avec leurs parents. Cette peinture est considérée comme le chef-d'œuvre de Luminais et a fait sensation au Salon de 1880.
Première pensée pour les Énervés de Jumièges (vers 1880), huile sur toile, 41 × 32 cm, musée des beaux-arts de Rouen.
Étude pour les Énervés de Jumièges ; figure au revers (vers 1880), huile sur carton, 36,5 × 48,5 m, musée des beaux-arts de Rouen.
Les Fils de Clovis II (vers 1880), huile sur toile, 190,7 × 275,8 cm, Sydney, Galerie d'art de la Nouvelle-Galles du Sud.
Les Énervés de Jumièges (1880), huile sur toile, 197 × 176 cm, musée des beaux-arts de Rouen.
Le peintre en a d'abord réalisé une esquisse intitulée Première pensée pour les Énervés de Jumièges, représentant le moment du supplice et comportant quatre personnages, puis une Étude pour les Énervés de Jumièges n'ayant plus que trois personnes et présentant les suppliciés dérivant sur la Seine. Cette nouvelle version, précédant le sauvetage des fils de Clovis II par des moines bénédictins, souligne l'horreur de leur situation.Lors du salon de 1880, Luminais présente une nouvelle version où les personnages sont réduits aux deux suppliciés ; elle fut vendue à l'Australie sous le titre Les Fils de Clovis II et exposée à Sydney dans la galerie d'art de la Nouvelle-Galles du Sud, après avoir été présentée dans différents lieux d'exposition dont la galerie française de Wallis and Sons à Londres en 1881, l'Exposition internationale de Munich en 1883, et enfin la galerie nationale d'Australie du Sud et la galerie nationale de Victoria en 1896. Une dernière version grandeur nature fut acquise par l'État français pour le musée des beaux-arts de Rouen .
Luminais a largement participé à la diffusion de cette iconographie nouvelle véhiculée par les manuels scolaires et l'idéologie de la Troisième République. C'est à cette époque que naît la représentation du Gaulois au casque ailé et aux longues tresses blondes célébrée par l'imagerie populaire. Ainsi la scène du tableau Gaulois revenant de la chasse comporte-t-elle quelques anachronismes, notamment dans l'habillement : braie et haut-le-corps serrés. Il s'agit ici d'un retour de chasse et non d'une scène guerrière, le casque représente bien plus un accessoire nécessaire à la caractérisation du Gaulois qu'un attribut guerrier. La longue chevelure rousse participe à l'idée que l'on se faisait des Gaulois au XIXe siècle .
Gaulois revenant de la chasse (1906), huile sur toile, 60,5 × 50 cm, musée des beaux-arts de Rennes.
En vue de Rome, musée des beaux-arts de Dunkerque.
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