Henri Cartier-Bresson

Henri Cartier-Bresson

Lieu de naissance : Chanteloup-En-Brie

Date de naissance: 1908

Date de décès: 2004

Biographie:

Henri Cartier-Bresson est un photographe, photojournaliste et dessinateur français. Connu pour la précision et le graphisme de ses compositions (jamais recadrées au tirage) , il s'est surtout illustré dans la photographie de rue, la représentation des aspects pittoresques ou signifiants de la vie quotidienne (Les Européens). Avec Robert Capa, David Seymour, William Vandivert et George Rodger, il fonde en 1947 l'agence coopérative Magnum Photos.
Le concept de « l'instant décisif » est souvent utilisé à propos de ses photos, mais on peut l'estimer trop réducteur et préférer celui de « tir photographique » , qui prend le contexte en compte. Pour certains, il est une figure mythique de la photographie du XXe siècle, qu'une relative longévité de sa carrière photographique lui permet de traverser, en portant son regard sur les évènements majeurs qui ont jalonné le milieu du siècle .
En 2003, un an avant sa mort, une fondation portant son nom est créée à Paris pour assurer la conservation et la présentation de son œuvre ainsi que pour soutenir et exposer les photographes dont il se sentait proche. L’exposition Henri Cartier-Bresson au Centre Pompidou en 2014 a renouvelé la vision qu’on avait de lui, en montrant de façon explicite son activité militante pour le parti communiste dans la période 1936-1946.
Aîné de cinq enfants, Henri Cartier-Bresson est né dans une famille bourgeoise. Son père était un filateur très prospère. Sa mère appartenait à une famille de négociants et de propriétaires fonciers de Normandie . Le mode de vie de la famille est très conforme aux usages du milieu, les cinq enfants vouvoient leurs parents. À Paris, le jeune Henri fréquente d'abord l'école Fénelon, puis le lycée Condorcet.
Dès l'enfance, il s'intéresse au dessin et à la photographie. À l’âge de douze ans, il entre chez les Scouts de France dans le groupe de la paroisse Saint-Honoré-d’Eylau. Totémisé Anguille frémissante c’est au cours des camps scouts qu’il prend ses premières photographies à l’aide d’un Brownie Kodak offert par ses parents .
Quand il sort de Condorcet, à dix-huit ans, il s'oppose à son père qui aurait souhaité le voir reprendre l'affaire familiale. Il veut faire de la peinture, être artiste, et son obstination va avoir raison des réticences paternelles.
Tout d’abord, Cartier-Bresson apprend la peinture avec André Lhote en 1927-1928. Dans l’atelier, rue d'Odessa, dans le quartier du Montparnasse, les élèves analysent les toiles des maîtres en superposant des constructions géométriques selon la « divine proportion » (le nombre d’or). Dès sa parution, un ouvrage de Matila Ghyka sur le nombre d’or devient un des livres de chevet du jeune Cartier-Bresson.
Pendant son service militaire, il rencontre, chez les Crosby, Max Ernst, André Breton et les surréalistes, et il découvre la photo avec le couple Gretchen et Peter Powell. Il entretient pendant quelques mois une liaison avec Gretchen Powell qui selon ses termes, « ne pouvait pas aboutir », puis part pour l’Afrique en 1930. C'est à vingt-trois ans, en Côte d'Ivoire, qu'il prend ses premiers clichés avec un Krauss d'occasion. Il publie son reportage l'année suivante (1931). Il achète son premier Leica à Marseille en 1932, il décide de se consacrer à la photographie et part en Italie avec André Pieyre de Mandiargues et Leonor Fini. Puis il photographie l’Espagne, l’Italie, le Mexique et le Maroc. Ses photos montrent une très grande maîtrise de la composition, fruit de l’acquis chez Lhote, en même temps que des éléments de vie pris sur le vif . Les photographies de Cartier-Bresson sont toujours situées avec précision géographiquement et dans le temps, ainsi que dans chaque contexte culturel.
Parallèlement, sous l’influence surréaliste, Henri Cartier-Bresson se conçoit comme un agent récepteur des manifestations du merveilleux urbain et confie : « les photos me prennent et non l’inverse . » Il retient d’André Breton la définition de la « beauté convulsive » : « explosante-fixe » (une chose perçue simultanément au mouvement et en repos ), « magique-circonstancielle » (rencontre fortuite, hasard objectif ), « érotique voilée » (un érotisme de l’œil). Cartier Bresson aime aussi photographier les spectateurs d’une scène hors champ, autre forme de l’érotique voilée  : l’objet du regard étant dissimulé, le désir de voir s’intensifie .Clément Chéroux rappelle comment Peter Galassi, curateur de la photographie au MoMA, a précisé le mode opératoire du photographe :
« Il repère d’abord un arrière-plan dont la valeur graphique lui semble intéressante. C’est souvent un mur parallèle au plan de l’image, et qui vient comme cadrer celle-ci en profondeur. Puis, comme quelques séquences de négatifs conservés permettent de le vérifier, le photographe attend qu’un ou plusieurs éléments doués de vie […] viennent trouver leur place dans cet agencement de formes qu’il définit lui-même dans une terminologie très surréalisante comme une « coalition simultanée ». Une part de l’image est donc très composée, l’autre plus spontanée . »

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