Lieu de naissance : Ghent
Date de naissance: 1696
Date de décès: 1778
Biographie:
Laurent Delvaux est un sculpteur et statuaire né à Gand, le 17 janvier 1696 et mort à Nivelles le 24 février 1778.
Delvaux, né dans la citadelle de Gand , est le fils de Godefroid Delvaux et des sculptures antiques- récemment découvertes - dont il fait de belles copies. John Russell, duc de Belford, lui en commande un grand nombre inspirées de l'exemple antique . Il sculpte aussi le buste des papes Benoit XIII et Clément XII et honore une commande du roi du Portugal . Quand il quitte Rome pour les Pays-Bas, il a en poche un bref apostolique de Clément XII adressé au nonce à Bruxelles et chargeant celui-ci de le présenter à l'archiduchesse Marie-Élisabeth .
Comme d'autres artistes tels qu'Antoine Cardon ou Antoine Brice, il est protégé par la Cour de Bruxelles : le 28 janvier 1733, l'archiduchesse Marie-Élisabeth le nomme sculpteur de la Cour, charge que son successeur Charles de Lorraine reconduira en 1741 et qu'il conservera jusqu'à sa mort. Au printemps 1733, il fait à Londres un voyage d'affaires, y revoit son ami Scheemaeckers, livre des commandes exécutées, en reçoit de nouvelles, notamment du duc de Bedford, et revient à Bruxelles le 1er juin 1733. Peu de temps après, il s'installe à Nivelles , dans la région brabançonne d'origine de ses parents, et se remarie . Son installation à Nivelles dut coïncider avec son remariage, dont l'acte l'indique comme appartenant encore à la paroisse de Sainte-Gudule à Bruxelles : car dès le 5 février suivant, le magistrat de Nivelles accueille la requête de Laurent Delvaux "ayant épousé une fille bourgeoise", cette requête "tendant à fin de bourgeoisie" .
Son œuvre est très abondante, car il a maîtrisé son art durant plus de cinquante ans. Son biographe, Georges Willame, le décrit comme suit :« Cet octogénaire n'est pas encore un petit vieux à lunettes regardant de son fauteuil, derrière le rideau, des ombres indistinctes qu'il sait être des passants, mais un de ces vigoureux vieillards,... , dont on apprend la mort avec étonnement, parce qu'on ne les a jamais vus affaissés et qu'ils mettent à vivre et à se mêler a la vie une simplicité, une conscience qui les entretiennent en joie, donc en force ».
« Pleinement ancrée dans l'évolution de son temps, son œuvre illustre les profondes mutations du siècle qui voit l'Église perdre peu à peu son monopole d'inspiratrice des arts et, parallèlement, le pouvoir civil tenter d'instaurer son image et les mythes qui le fondent : l'histoire prend le pas sur la révélation. L'éclectisme dont il a fait preuve tout au long de sa carrière témoigne de son désir d'adaptation au goût du temps et à ses clients successifs, tant civils que religieux. Vu la vogue de l'anticomanie qui règne durant tout le siècle, Delvaux a très vite assimilé et intégré la plastique antique au sein de son œuvre profane. Dans le courant de plus en plus international de l'art au XVIIIe siècle, dont les centres de références sont Rome et puis Paris, le rationalisme impose peu à peu ses vues contre les désordres de l'imagination . Cette formule lapidaire, qui stigmatise l'esthétique baroque, s'applique fort bien à l'évolution de l'art de Delvaux . »
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