Louis Soutter

Louis Soutter

Date de naissance: 1871

Date de décès: 1942

Biographie:

Louis Soutter est un artiste, peintre et dessinateur suisse, né à Morges, près de Lausanne, le 4 juin 1871, mort dans un quasi-anonymat à Ballaigues, près de Vallorbe, le 20 février 1942.
De son œuvre des années 1892 à 1922, il reste peu de chose, Soutter ayant eu une vie riche en changements et en déplacements, dont six à sept ans aux États-Unis, marié à une Américaine et directeur du département d’art et de design au Colorado College, à Colorado Springs de Charles-Édouard Jeanneret-Gris , plus connu sous le pseudonyme de Le Corbusier ; celui-ci l'encouragea à continuer de créer, en lui achetant des dessins et, pour le faire connaître, en écrivant à son sujet dans la revue Minotaure, en organisant des expositions, dont deux aux États-Unis, au Wadsworth Atheneum, Hartford CT (1936), à la Weyhe Gallery, New York NY (1939).
Le jeune Louis Soutter commença des études d'ingénieur à l'Université de Lausanne, les interrompit pour étudier l'architecture à Genève, chez l'architecte Louis Viollier (1852-1931), puis chez un architecte de Morges. L'importance de la musique chez ses parents, les concerts donnés dans leur maison avaient sans doute été déterminants pour lui, car, en 1892, il interrompit ses études d'architecture et choisit d'entamer une carrière musicale. Il partit pour Bruxelles et devint l'élève du violoniste Eugène Ysaÿe, au Conservatoire royal de Bruxelles.
À Bruxelles, c'était l'époque de l'art nouveau, du Groupe des XX dans la musique, dont Isaye était proche, celle du Symbolisme dans la littérature, la poésie, la philosophie, le théâtre, mais surtout dans les arts plastiques. La peinture symboliste était l'expression du monde intérieur, subjectif, elle s'inspirait des mythologies européennes, des légendes, des contes de fées, de la Bible ; elle opposait le vice à la vertu, se délectait de l'imaginaire, de l'au-delà, du mysticisme, de la mort. La Femme était perçue comme un être fascinant et mystérieux. Pour certains, elle était idéalisée, vertueuse, hiératique, « noble » guerrière ; pour d'autres, elle était cruelle, perverse (Fernand Khnopff opposait néanmoins à cette perversité féminine la vertu et l'effacement de sa sœur), s'adonnant à la luxure, si dominatrice et si puissante chez Félicien Rops, dans La Dame au cochon - Pornokrates, que, les yeux bandés, elle était capable de mener en laisse un verrat. Enfin, sa beauté fatale entraînait les hommes à leur perte et à la mort. En 1893 parut Salomé d'Oscar Wilde, dans sa version originale française, et la très jeune héroïne, qui ordonna la décapitation de Iokanaan (saint Jean-Baptiste), devint d'autant plus perverse et dangereuse qu'il était inconcevable qu'une adolescente le fût.

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