Marie Cazin

Marie Cazin

Lieu de naissance : Paimboeuf

Date de naissance: 1844

Date de décès: 1924

Biographie:

Marie Cazin, née Marie Clarisse Marguerite Guillet le 19 septembre 1844 à Paimbœuf et morte le 18 mars 1924 à Equihen (Pas-de-Calais), est une artiste peintre et sculptrice française.
Marie Cazin étudie à l’école de dessin de Paris où elle est l’élève de Mme Peyrol, sœur de Rosa Bonheur, et de Jean-Charles Cazin, avec lequel elle se marie en 1868. Le mariage avec un artiste connu pouvait faciliter l’accès aux Salons et activer le contact avec les critiques et les mécènes . De cette union naît un fils, le graveur Michel Cazin. Pendant la Première Guerre mondiale, elle conserve un studio dans le quartier latin à paris avant de se retirer à Equihen : « […] Marie Cazin ayant gardé son originalité propre auprès de son illustre mari […] désirerait avoir les moyens de renoncer à son atelier de Paris pour s’installer définitivement à Equihen où l’existence est moins dispendieuse qu’à Paris […]  ».
Michel Cazin, son fils, à peint son portrait dans Parmi les souvenirs, portrait de Mme Marie Cazin, exposé au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1914.
À partir de 1876, Marie Cazin expose au Salon des artistes français, tout d’abord en tant qu'artiste peintre — avec des paysages essentiellement — puis comme sculptrice à partir de 1882 (Tristesse). En 1883, elle présente un buste en bronze, David. Son œuvre la plus connue, Les Jeunes filles, est exposée en 1886 et achetée par l’État en 1899. Les deux bronzes seront ensuite conservés à Paris au musée du Luxembourg. En 1891, Marie Cazin devient sociétaire de la Société nationale des beaux-arts, signe de reconnaissance de son statut professionnel.
Son œuvre monumental est important. Le Second Empire se caractérise, pour les femmes sculpteurs, par l’art considéré comme possibilité[pas clair], aidé en cela par l’intermédiaire de réseaux sociaux et familiaux qui favorisent les commandes et réalisations publiques . L’espace investi par les femmes sculpteurs est un espace semi-public à l’accessibilité modérée : les églises, les cimetières , les institutions culturelles. Cette zone en marge et sa mobilisation permet de contourner le manque de commandes officielles. La production de Marie Cazin se distingue par son caractère familial  : monument aux docteurs Cazin et Perrochaud, monument et tombe de Jean-Charles Cazin, tombeau d'Adam Perrochaud, etc.
On retrouve dans son œuvre le thème récurrent de la fonction sociale des femmes . Ainsi, se distingue une série de sculptures et de dessins sur le sujet de la femme et du travail : L’École (1893), Femme au travail (1891), Vie Obscure (1901) que Louise Breslau décrit comme « plusieurs femmes occupées à des tâches domestiques […] un remarquable chef-d’œuvre  ».
Certaines sculptures de l'artiste renvoient au thème de la mort, son omniprésence, la précarité de l’existence, l’importance du vécu mental soit des sujets appréciés de l’art symboliste. Odilon Redon évoque le bronze Regret comme une remarquable réussite dans la promotion d’un art de l’intériorité .
Dans les derniers temps de sa carrière, en partie pour financer son studio parisien, Marie Cazin s’engage dans des commandes pour des créations décoratives dont Fresque, sujet décoratif pour une école d’infirmière (1910), ou encore des dessins pour les Gobelins (Diane, 1912 ; Vénus, 1913) .
Au sein de la critique parisienne, ses travaux connaissent un accueil favorable, les termes les plus fréquemment employés étant : « mélancolie », « charme mystérieux », « tendre », « plein d’aisance », « compassion », etc. .
Elle fait partie de la délégation de femmes françaises artistes présentées à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, regroupées dans le Woman's Building .
Sur les autres projets Wikimedia :

Plus...

Wikipedia link: Click Here

Marie Cazin – Tableaux les plus populaires